Thème du jeu
Il était une fois, sur la place d’un joli petit village montagnard, quatre bergers, et bien évidemment, leur troupeau de moutons. Pas facile d’être berger de nos jours, car compère le loup s’apprête à déguster nos petits moutons. Du coup, sieur chasseur va essayer de les protéger, enfin si vous parvenez à l’infiltrer dans la forêt. Avoir un joli nombre de moutons dans un grand enclos bien fermé et bien à l’abri des loups affamés ….. ha le pied, le rêve quoi ! Mais les autres bergers ne vont pas s’empêcher de vous mettre leur bâton dans les pieds ou bien de vous réserver un joli loup qu’ils vous colleront à une petite partie boisée de l’un de vos enclos. Aurez-vous le plus grand enclos ?
Créer le plus grand enclos fermé afin d'avoir le plus de moutons.
La tuile « Place du village » est placé au centre de la table. Chaque joueur choisit une carte pion « ? » qui déterminera la couleur du berger et de ses moutons.
Chaque joueur pioche au hasard 4 tuiles dans le grand sac et les place dans sa main à l’abri du regard des autres joueurs.
Le joueur qui a été le plus récemment à la campagne ou, si vous jouez à la campagne, celui qui y réside depuis le plus longtemps, sera le premier joueur. Il choisit une de ses tuiles qu’il accole par un côté à la tuile « Place du village », à condition que la tuile en question comporte au moins un côté village, puis il pioche une autre tuile dans le sac (si le joueur n’a pas de côté village sur une de ses tuiles, il passe son tour sans piocher).
Le joueur suivant accole ensuite une de ses tuiles contre une des 2 tuiles déjà posées par un côté dont l’image correspond à celle de la tuile voisine, puis pioche 1 tuile. Les moutons accolés doivent avoir la même couleur. Et si la tuile accolée, borde plusieurs pièces, tous les côtés doivent correspondre. On ne colle pas un mouton noir avec un mouton bleu, cela ne fait pas bon genre.
Les joueurs sont libres de dévoiler leur couleur de mouton au moment de leur choix. A ce moment précis, le joueur en question retourne son pion « ? » côté berger et le pose contre une tuile correspondante déjà jouée (comme une tuile normale), puis pioche normalement les tuiles auxquelles il a droit suite à ce placement. Ce joueur peut immédiatement rejouer une autre tuile et piocher une nouvelle fois. Il prend ensuite la tuile « Marqueur » de sa couleur qu’il pose devant lui afin que les autres joueurs puissent se souvenir de sa couleur.
Les enclos bordés en partie de forêt sont valides, sauf si dans cette forêt se trouve un pion « Loup ». Une forêt est constituée d’une ou plusieurs tuiles comportant des morceaux de forêt toutes accolées les unes aux autres. Un « Loup » jouxtant une forêt menace tous les enclos accolés à tous les morceaux de forêt qui la compose. Un enclos menacé par un « Loup » ne vaut plus rien.
Il peut être accolé à une forêt de façon préventive : aucun « Loup » ne pourra être accolé à une forêt gardée par un « Chasseur ».
Si un ou plusieurs « Loup » se trouvent déjà dans une forêt, il faut un « Chasseur » par « Loup » pour les éliminer (on posera alors un pion « Chasseur » sur chaque pion « Loup » en le recouvrant.
A la fin de la partie, le joueur qui aura constitué l’enclos fermé contenant le plus grand nombre de moutons de sa couleur sera déclaré vainqueur.
Le jeu est un poil plus tactique ainsi car on gère ses tuiles et la construction de son parc seul. Néanmoins, il est toujours possible d'embêter les autres sur la grille centrale. Cette grille rajoute aussi un aspect "memory" au jeu. Cette variante rends donc le jeu moins interactif mais plus cérébral.
Les moutons restants (10 à deux, 5 à trois, aucun à quatre) sont laissés dans le sac.
Chaque joueur place ensuite la tuile "?" devant lui face visible et la tuile "berger" sur la tuile "village".
Chaque joueur joue une tuile à son tour devant lui. Il peut alors déplacer son berger autant de fois qu'il y a de tuiles à coté de celle qu'il a jouée (comme pour la pioche dans la version normale).
Un déplacement se fait en verticale ou horizontale jusqu'à la prochaine tuile parc, berger ou village. Les bords de la grille stoppe également le déplacement du berger.
A tout moment du jeu, il est possible de regarder le verso des tuiles entourant son berger, s'il est à l'arrêt. Si un joueur a deux déplacements, il peut donc effectuer un déplacement, regarder le verso des tuiles entourant le berger et effectuer son second déplacement.
A la fin de son ou ses déplacements, le joueur prend en main la tuile sur laquelle il est arrivé. Un joueur ne peut donc récupérer qu'une tuile par tour.
Un joueur cesse de jouer dès qu'il ne peut plus placer de tuile. Le jeu s'arrête quand plus aucun joueur ne peut plus placer de tuile.
Le joueur qui a alors le plus grand parc fermé de sa couleur gagne la partie.
| Avertissement sur ses notations |
Jeu super sympa. En plus, le graphisme des moutons est génial et plein de tendresse. Les parties sont plus intéressantes à trois ou quatre, car elles offrent plus de possibilités de pose.
Souvent il est bon de fermer son enclos assez tôt même si il n'est pas grand et de saboter systèmatiquement les enclos des autres. C'est une bonne technique pour gagner.
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| Avertissement sur ses notations |
La Guerre des Moutons est un jeu de placement et de majorité de bonne qualité qui s'adresse plutôt à un public familial.
Il fait penser à Carcassonne tout en étant suffisamment différent pour ne pas faire vraiment double emploi avec lui.
Les règles sont simples et fonctionnent bien.
Le matériel est de qualité.
Les enfants peuvent y jouer sans difficulté.
Ce jeu ne me laisse pas un souvenir impérissable, même s’il présente de réelles qualités.
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Souvent comparé à Carcassonne, ce jeu de pose de tuiles s'en démarque par une partie de bluff fort intéressante.
Il est très original, plus agréable que le Carcassonne de base, plus varié, plus coloré et plus tactique; parfois, la révélation de qui joue quoi réservera une grosse surprise.
Les illustrations sont très amusantes, et le couvercle de la boîte ne manquera pas d'attirer les enfants et de faire sourire les adultes.
Vous l'avez compris, la guerre des moutons est un jeu simple. Les parties sont assez rapides pourvus qu'un joueur ne passe pas deux plombes à réfléchir. Ce jeu est fait pour un peu réfléchir et beaucoup s'amuser. Le graphisme est à ce titre trés réussi : beau et drôle (les moutons sont particulièrement sympathiques). Un gros bémol coté matériel : les tuiles sont recto-verso et on passe beaucoup de temps à les manipuler pour trouver la meilleure pièce à jouer.
Le jeu est donc assez interressant : il permet de bluffer sur sa couleur, de pièger son adversaire en l'empéchant de fermer son parc et de batir une stratégie de partie. Les intéractions entre joueurs sont fortes et mettent de l'ambiance.
Néanmoins, les tactiques sont limitées. Il est assez simple de bloquer un joueur qui veut fermer un grand parc, surtout en s'y mettant à plusieurs ou en fin de partie. L'usage des loups et des chasseurs est uniquement lié à la chance : soit l'adversaire a la parade, soit il ne l'a pas. Le bluff a ses limites car il faut bien construire des parcs d'une certaine taille, ce qui ne se fera pas par hasard. Enfin, le nombre de points accordés au premier à abandonner est assez important voir même primordial pour s'assurer la victoire. J'ai vus trop de parties où le vainqueur s'en sortait avec un parc moyen et un abandon rapide. Tous ces défauts limitent l'intêret tactique de la Guerre des Moutons, qui reste un jeu néanmoins varié, sympathique et très convivial.














