Thème du jeu


Les Cylons furent créés pour rendre la vie plus facile sur les Douze Colonies. Puis, vint le jour où les Cylons décidèrent de tuer leurs maîtres. Après une lutte longue et sanglante, un armistice fût déclaré et les Cylons s’en furent pour un autre monde qui serait leur.

Quarante ans plus tard, ils revinrent et anéantirent presque toute l’humanité. Les humains survivants, menés par l’équipage du Battlestar Galactica, s’enfuirent avec l’espoir de trouver un nouveau foyer sur la planète que les légendes désignent sous le nom de Terre.

Le seul espoir de l’Humanité est de trouver la Terre tout en repoussant les implacables attaques des Cylons. Mais alors que les ressources étaient en train de s’épuiser, on découvrit que l’ennemi pouvait avoir apparence humaine et qu’il s’était infiltré au sein de la flotte.
 

L'avis de Grunt

2- De 3 à 5 parties jouées - 3 mars 2009
 
Très Bon
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La fin de l'année 2008 a vu pas mal de jeux coopératifs pointer le bout de leur nez. Et Battlestar Galactica, de par son format (jeu à license, matos fourni avec figurines et une durée de 3h annoncé, et chez Fantasy Flight Games) se positionne de suite comme le bon gros jeu à l'américaine de cette vague. Un jeu à license n'est pas forcément gage de qualité, bien au contraire.

Et il faut avouer que le pari est gagné: l'auteur a réussi par un certain nombre de petits mécanismes à développer des personnages avec leurs histoires personnelles, à insérer des événements qui retranscrivent bien les péripéties, et à retranscrire les principes de traîtres infiltrés, de politique et d'intrigue si chers à la série, et a autant de chance de plaire aux fans de la série que d'en créer des nouveaux.

Le système de vote participe bien au climat de suspicion mais peut parfois se révéler un peu répétitif. Et il y aura dans la partie des périodes de crises et de calme (et pendant ces dernières, il faudra savoir préparer le terrain pour avancer vers Kobol, notamment avec le mécanisme d'exploration souvent sous-utilisé au début). A nous de gérer les urgences au mieux et à rendre chaque moment dynamique (les premières parties peuvent être un peu poussives, mais avec l'expérience, on apprend à gérer ce va-et-vient d'actions).

Là où le jeu prend tout son sel, c'est dans les rôles secrets: on sait qu'un certain nombre de traîtres seront présents. Sauf qu'on distribue une première série de cartes de début de partie, et une deuxième en milieu. On peut donc se révéler en tant qu'agent infiltré, et du coup, on navigue entre 2 eaux tant que les camps ne sont pas clairement définis, d'autant qu'il faut parfois du temps pour trouver les cylons. Une vraie dramaturgie dans la trahison!

Une fois les cylons révélés, il faut absolument que la partie se termine rapidement (que cela soit pour un camp ou l'autre), et c'est cette dernière partie de jeu qui me convient le moins tant elle peut parfois trainer en longueur.

L'atmosphère politique est particulièrement bien rendu, car on peut envoyer en prison, faire un coup d'état pour la présidence, destituer l'amiral de la flotte, ou se révéler comme cylon. En plus du système de vote plutôt retors. Bref tout pour un cocktail de rebondissements.

Conseil préliminaire: regardez le pilote (3h) et le premier épisode de la série, et vous avez tout le background nécessaire pour pleinement profiter sans rien vous gâcher (c'est en tout cas ce que j'ai fait, et depuis j'ai pu rattraper mon retard). Un des challenges réussi par l'auteur, c'est de n'avoir pas mis de spoilers (au-delà du pilote) dans le jeu: un plus indéniable.

Privilégiez aussi la version française d'Edge car elle vous affranchira de la barrière de la langue, et rendra vos parties beaucoup plus fluides.

 
  • Le mécanisme de suspicion entretenu et développé au cours de la partie
  • Le système de vote
  • L'immersion et la cohésion au thème
 
  • Durée de la partie un peu longue
  • Pas mal de petites règles, un peu difficiles à digérer en première approche
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