Thème du jeu


Ce sont les début du rail aux USA. Tout est à construire. Chaque compagnie doit optimiser un maximum ses constructions en se construisant un réseau ferroviaire performant.
 

Description du jeu

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But du jeu


Mise en place


Déroulement de la partie


Fin de la partie


Pour bien commencer

Pour gagner de l'argent il faut déplacer une marchandise à travers un maximum de villes. Les niveaux de locomotive sont donc primordiaux. De plus, il vaut mieux attendre pour déplacer une marchandise si elle peut vous faire gagner plus d'argent le tour suivant. Enfin, ne divisez pas votre réseau.
Pour optimiser ses déplacements de marchandises, il faut créer de multiples liaisons qui permettront de contourner une ville pour y revenir. Cela permet en outre de "sauter" des villes de la couleur de la marchandise. Un réseau dense et circulaire vous fera gagner plus d'argent qu'un long réseau linéaire.
Urbaniser est une action puissante dans le sens où elle permet de fournir des débouchés, de créer des sources de marchandises et de progresser de 4 cases en un tour sans l'ingénieur.
Regarder dès le début du jeu quelles marchandises risquent d'apparaître et où, en particulier lors d'une urbanisation.
 
Descriptif rédigé par LudiGaume
 

L'avis de LudiGaume

De 6 à 10 parties jouées - 13 février 2008
 
Indispensable
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Avertissement sur ses notations

Nous voici en présence d'un jeu d'optimisation pure. Il faut gérer son argent au kopek le plus juste, ne pas se tromper sous peine de voire les sanctions financières vous tomber dessus. Et par conséquent freiner votre progression, voir vous coûter définitivement la partie.

De ce fait, le jeu peu ne pas plaire face à des joueurs experts et calculateurs, ceux qui ne ratent rien. Mais chacun peut y trouver sa part de plaisir car réussir à maintenir son budget même si ce n'est pas pour la gagne est un réel défit. Et puis,

Il faut noter que le jeu est abordable, sa règle est claire et les phases bien découpées et documentées via les nombreuses aides de jeu que l'on peut trouver sur le net. L'enchère est un moment clé du jeu car il vous permet de réaliser vos actions / vos constructions en premier, ce n'est pas négligeable. De plus, certaines actions spéciales sont cruciales à des moments déterminés de la partie. De plus, un mécanisme de régulation a été pensé pour équilibrer le jeu et freiner légèrement les joueurs en têtes. Et comme toujours, émettre trop d'actions vous coûtera plus cher à la fin donc gérer reste le mot d'ordre. En résumé, la règle est accessible et l'ensemble des mécanismes équilibrés et bien pensés. Un régal. Même une petite dose de hasard est présente dans l'ordre d'arrivée des marchandises qui se fait via les dés. Le petit côté incertitude.

Enfin, il faut rappeler que le matériel de Age of Steam est l'un des plus affreux que l'on ai vu. Fonctionnel certes mais laid. Il faut passer ce cap et le plaisir viendra.

Si vous aimez les jeux de gestion, les jeux calculatoires et le thème des trains, Age of Steam est pour vous. Il ne faut pas s'y tromper la profusion d'extension (de cartes) est une preuve que le jeu plait à un grand nombre.

Indispensable !

 
  • Optimisation à outrance
  • La gestion de l'argent au plus juste
  • L'enchère pour la position et le choix des actions spéciales
 
  • Une sommité dans la laideur du matériel
  • Parfois on se sent largué trop tôt dans la partie
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L'avis de Raphaël

De 6 à 10 parties jouées - 1 mai 2008
 
Très Bon
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Age of Steam est un jeu un peu mythique de Martin Wallace, un auteur de jeux habituellement réservés à un public de passionnés.

Si celui-ci est remarquable, c'est parce que parmi les jeux de train, on peut distinguer les jeux facile d'accès où l'aspect ferroviaire est le prétexte à un jeu de connexion (Les Aventuriers du Rail, Transamerica...) et les jeux à l'opposé, assez lourds tels que la famille 18xx; Age of Steam se situe quelque part entre ces deux catégories.
Certains mécanismes sont très abstraits, tels les transports de marchandises dont on établit les tracés de manière fort peu économique... on n'est pas dans la simulation, mais on colle quand même plus au thème que dans un Transamerica.

Les mécanismes très astucieux sont parfaitement imbriqués; émission des actions, taxes... tout cela sent la mise au point très soigneuse, ce qui est une habitude chez l'auteur et chez l'éditeur.

Comme d'habitude aussi chez Martin Wallace, on se retrouve face à une règle assez indigeste pour un jeu qui n'est pas si compliqué et qui tourne plutôt bien; il faudra quand même compter 30 minutes par joueur confirmé.
Question matériel, c'est ergonomique mais peu durable, trop sobre, sommaire et pas franchement beau: on peut améliorer son jeu en utilisant certains plateaux secondaires et aides de jeux glanés ça et là sur internet... bref, encore une fois prévisible chez Warfrog/Wallace.

Le jeu est avant tout d'optimiser sa machine économique; pas question de discuter d'autre chose, il faut penser, réfléchir, calculer... sinon c'est la banqueroute; les erreurs sont difficilement rattrapables. Je regrette aussi une part importante du hasard dû aux marchandises; s'il est vrai qu'on ne lance pas beaucoup les dés, la répartion aléatoire des marchandises est quand même cruciale.

Malgré tout, Age of Steam a ce petit quelque chose qui fait qu'on y revient, qu'on s'achète l'un ou l'autre plateau de jeu supplémentaire (avec quelques changements de règles), parce que c'est un jeu sérieux sans être trop complexe, qu'il convient de sortir quand on a envie d'une soirée de jeu tranquille, sans gros éclat de rire.

 
  • Tourne comme une locomotive suisse :)
  • Un classique de Martin Wallace
  • Les extensions nombreuses
  • Le juste dosage de complexité
 
  • Matériel triste et moche
  • Part du hasard
  • Règle difficile à aborder
  • C'est pas un jeu pour rigoler!
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L'avis de Xavo

Plus de 10 parties jouées - 18 juin 2006
 
Indispensable
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Commençons par bien rigoler : le matériel d'Age of Steam. Que peut-on lui reprocher si ce n'est son aridité graphique qui ferait passer une oeuvre de Rothko pour le dernier tableau kitsch des années 80 ? Ou plutôt ses plateaux oranges en carton si souple qu'ils ressemblent à du papier ? Ou alors ses pièces de monnaie à l'ordre aussi intuitif et pratique qu'un discours de Lacan ? Voire ses innombrables rangements dont l'absence ne se remarquerait qu'à l'ombre de l'homme invisible ? Ou peut-être la clarté de ses règles, aussi limpides que les eaux de la Seine ?
Comme beaucoup je pense qu'il vaut mieux ne retenir qu'une chose de ce matériel : la couverture de la boite est plutôt réussie, pour le reste, c'est du Warfrog.
Martin Wallace m'avait jusqu'alors plutôt déçu : Empires of the Ancient World est le 421 du jeu de conquête façon "allemande" et Der WeiBe Lotus, un jeu de diplomatie de marchands de tapis. Avec Age of Steam, il faut bien avouer qu'il a produit un des tous meilleurs jeux de gestion que je connaisse.
Ce n'est pas une des moindres qualités du jeu que de pouvoir s'enrichir via de nouvelles cartes qui apportent chacune leurs particularités. Néanmoins, nous en resterons pour cette critique à la version de base.
Le jeu s'articule globalement sur une règle simple : plus une marchandise franchit de liaisons qui vous appartiennent, plus vous gagnez de niveaux de revenu. Durant toute la partie, vous visez ce but simple (en apparence) : faire traverser un maximum de villes à une marchandise en utilisant vos voies. Les marchandises sont placées sur le plateau de jeu dès le début et celles qui apparaitront sont connues. Reste alors à construire un réseau ferré en fonction de cela.
Pour y parvenir, vous avez en face de vous deux obstacles majeurs : chaque émission d'actions, nécessaires à vos investissements, vous coûtera des points en fin de partie et les autres joueurs peuvent vous gêner dans votre entreprise. Le premier se règle via une gestion rigoureuse. Le second obstacle sera franchi en négociant au mieux les places dans l'ordre du tour, les actions spéciales et les accès aux villes et donc à leurs marchandises. La concurrence est forte à Age Of Steam et c'est une des saveurs de ce jeu. Le jeu est jouable à 6, mais dans cette configuration, la concurrence me semble alors trop dure pour permettre de contrôler son développement et un joueur risque d'être hors-jeu rapidement (de plus les tours sont longs, même s'il y en a moins).
Un mécanisme régulateur diminue les revenus des joueurs en fonction par paliers : ceci limite l'avance des joueurs en tête. Ce mécanisme ne fonctionne pas à 3 joueurs : sur la carte de base, on se retrouve facilement dans la zone où les revenus diminuent de 8 chaque tour. Il est alors plus avantageux de ne pas y entrer trop tôt et donc de freiner son développement. A plus de 3 joueurs, le mécanisme fonctionne bien, permettant à des joueurs en retard de ne pas être trop distancés.
La complexité du jeu n'est qu'apparente : une fois maîtrisé (en jouant un ou deux tours), le jeu est très fluide et chaque phase possède ses petites subtilités qui font toutes la richesse d'Age of Steam.
Côté défauts, l'apparition des marchandises est aléatoire : une ou deux villes ne seront jamais ravitaillée et si vous comptiez dessus vous serez lésé par le hasard. L'apparition aléatoire n'est pas un problème en soi mais il est dommage qu'au final toutes les marchandises ne pas finissent par arriver. L'action "production" contrebalance le tirage. Elle est souvent l'objet d'une variante. Je trouve que celle de Bruno Faidutti déséquilibre le jeu en faveur de cette action et au détriment d'une stratégie à long terme d'apparition des marchandises. Pour ma part, je joue cette action spéciale telle quelle. Elle n'a d'ailleurs pas été modifiée lors de la seconde version du jeu. Enfin, une petite erreur de calcul peut vous faire perdre la partie : il peut être souhaitable d'autoriser l'émission d'actions au moment de payer les frais.

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L'avis de Guillaume

6- De 1 à 2 parties jouées - 2 octobre 2006
 
Peu Captivant
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Dans la rubrique "Comment se faire des amis en 10 leçons", après Caylus, je viens vous expliquer pourquoi Age of Steam ne me fait ni chaud, ni froid...

Je n'ai que deux parties d'Age of Steam à mon actif (dont une gagnée tout de même). On pourrait dire que c'est peu pour porter un avis mais je tiens à dire que l'impression donnée par la première partie s'est confirmée à la seconde : ce jeu n'est pas fait pour moi.

Qu'ai-je donc à lui reprocher ?
Le premier point que j'avancerai est le look. Personne ne me contredira en disant que l'aspect du jeu est austère et les couleurs remplies au pot de peinture sur Photoshop. C'est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veux dire beaucoup (air connu). J'attends d'un jeu d'être un plaisir ludique bien sûr mais également visuel et tactile. Age of Steam, passée la couverture pas particulièrement désagréable, est un désastre, un désastre pratique et fonctionnel mais un désastre tout de même. Les tuiles sont laides, les plateaux de jeu communs imprimés sur des feuilles de papier 80g A4 (à moins que ce ne soit le format "letter" américain) et les pièces de monnaie en plastique rigide couleur gris triste.
Ce n'est pas tant le fait d'Age of Steam que de l'éditeur "Warfrog" qui s'est spécialisé dans le matériel de ce niveau (bien que ses dernières productions semblent s'arranger).

Le second point est le même défaut que le jeu partage avec Caylus : Age of Steam est long, long, terriblement long... Là encore, tout dépend des personnes avec qui vous jouez mais j'ai goûté à une partie de 5h qui m'a laissé un goût amer dans la bouche. On va reparler ici d'analysis paralysis. Mêmes ingrédients et mêmes constats qu'à Caylus : pas assez de hasard (disons pas assez : il reste les marchandises qui entrent sur le plateau) et donc trop de calculs.

Tout n'est cependant pas des plus noirs :
Amateur d'Acquire, je suis sensible à la mécanique de la bourse d'Age of Steam où il faut savoir s'endetter (émettre des actions) pour générer rapidement des revenus récurrents.
Le principe de rôles à choisir ne serait pas non plus désagréable s'il n'y avait pas ces enchères diaboliques dont je ne suis pas des plus friands.
Bien sûr, elles font intégralement partie du jeu et génèrent l'embolie qui entraîne certain dans une terrible spirale. Cependant, le choix de leur montant implique de longues réflexions sur ses achats à venir et ceux de son ou ses adversaires d'enchères : Combien est-il prêt à investir ? De combien ai-je besoin ? Sur quels tronçons me menace-t-il ? Souhaite-t-il le même rôle que moi ? Il y a de quoi s'inquiéter et réfléchir...
Il faut ensuite un oeil de lynx, notamment sur la fin de la partie, pour choisir les marchandises à acheminer en intégrant ses intérêts et ceux des autres.
En somme, il y a de quoi réfléchir et notamment autour des interdépendances entre joueurs. Si Age of Steam se joue le nez collé au plateau, il n'en reste pas moins très interactif... Peut-être trop au regard de ceux qui aiment dérouler une méthode prédéterminée ou mener une course en solitaire. J'avoue, personnellement, apprécier les jeux - comme Sankt Petersburg par exemple - qui restreignent relativement les interactions entre joueurs au profit d'une certaine fluidité. Le fait que cette forte interactivité soit souvent bien perçue explique également en partie le succès d'estime du jeu.

Tout comme pour Caylus, je ne désespère pas d'apprécier ce jeu un jour avec des joueurs rapides (par contre, c'est peine perdue pour apprécier l'aspect du jeu... A moins qu'une réédition ne se fasse un jour).

 
  • Le mécanisme astucieux d'émission d'actions et d'enchères (pour ceux qui aiment)
 
  • La qualité du matériel et la laideur des cartes
  • Le manque de fluidité du jeu (pas assez de hasard, trop de calculs et d'interactions)
  • Un rapport "plaisir de jeu / durée" trop faible (à mes yeux)
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L'avis de Grunt

Plus de 10 parties jouées - 25 juillet 2008
 
Sympathique
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C'est vrai que dans la catégorie jeux exigeants, Age of Steam figure sur le haut du panier. On prend plaisir à développer son réseau et à transporter les bonnes marchandises avant les autres, pour au final essayer d'être à l'équilibre entre ses revenus et ses dépenses (on commence endetté et on doit continuer d'investir le long de la partie) le plus tôt possible. Il y a un certain frisson de plaisir quand on y arrive.

Le problème est qu'une fois cet équilibre trouvé, on sait presque toujours ceux qui vont potentiellement gagner la partie, alors que d'autres sont écartés définitivement: on va alors continuer à investir, faire des petits coups pendables pendant la dernière heure mais sans l'attrait de la compétition.

Un pur jeu win-to-win mais justement trop pour moi:
- soit je gagne et je m'ennuie à la fin
- soit je perds et je m'ennuie en pouvant éventuellement faire du kingmaking
La contrainte des emprunts qui certes apporte une bonne tension au final me saoule un peu: zut j'ai calculé un peu trop peu et du coup je me suis plombé (et ça pour les 2-3h de jeu qui reste). Je préfèrerais emprunter suivant les besoins.

Le jeu est donc juste un tantinet trop long/exigent pour moi par rapport au plaisir que j'en retire, et j'en ai un peu fait en surdose (vu qu'il est bien aimé par mon entourage de joueurs). Mais il reste sympa à sortir de temps à autre.

 
  • Une tension palpable que cela soit au niveau des enchères que des emprunts/dépenses
  • La lutte pour l'équilibre financier et la satisfaction d'y réussir
  • Les extensions multiples qui renouvellent bien le jeu
 
  • Un design hideux mais certes lisible
  • La rustine des revenus et le côté trop win-to-win (gagnant/gagnant?) du jeu
  • Ma limite supérieure niveau durée
  • Le hasard pour l'arrivée des cubes (l'arrivée des cubes auraient pu être couplé avec l'action "Production")
  • Le système d'emprunts
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