L'avis de Grunt

De 6 à 10 parties jouées - 1 février 2007
 
Très Bon
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A l'annonce de ce jeu pour Essen 2006, j'avoue je salivais déjà: tout l'apparence d'un java (que j'aime beaucoup même s'il reste un peu trop long à mon goût) en plus léger. Le matos donnait envie. Ni une, ni deux, c'est à l'aveugle que j'ai acheté le jeu (enfin en attendant quelques avis d'amis un peu positifs). Pas de déception au rendez-vous, tout est d'une rare élégance, tout en simplicité:

- on pose une tuile: chaque tuile (de 3 hexagones) possède un volcan, on doit les mettre adjacents aux autres tuiles ou on les superpose. C'est dans la superposition que l'analogie avec Java est la plus forte, puisqu'on doit toujours chevaucher plusieurs tuiles. Mais ici on rajoute une notion de pivot (le volcan qui doit être obligatoirement placé sur un autre volcan) et une contrainte d'écrasement de pions différente (on ne peut jamais écraser le dernier élément d'un village).

- on pose un type de batiments parmi 3: la tour (sur un niveau 3), le temple (si on a un village de 3 hexagones) ou un village (au niveau 1 ou en extension). Bref des contraintes assez simples et intuitives.

Le nivellement (créer des canyons, atteindre le niveau suffisant pour les tours, rendre plus couteuse l'extension ou au contraire accélérer la fin de partie), le pivot volcan (à la fois menace pour écraser mais également protection si on écarte leur répartition) et les petites contraintes (ne pas écraser le dernier élément d'un village ce qui permet de bons blocages, de même que l'extension) rendent le jeu tendu, bien qu'un tantinet trop abstrait et austère. Ce qui l'exclut un peu d'un public trop familial pour moi.

Seul petit souci: au vu des mécanismes, il tourne vraiment bien à 2. J'ai de plus en plus de doute à plus de joueurs (j'ai fait 3 parties à 4, une à 3 joueurs et le reste à 2 joueurs), il est délicat de s'assurer des constructions au niveau 1 (le joueur suivant met une tuile d'attaque, le suivant écrase, imparable) sans avoir recourt au nivellement. Du coup le jeu dépend fortement des autres, et s'ils évaluent mal, décident de la victoire (surtout à 4 joueurs où on termine plus souvent au nombre de tuiles). Du coup, les tensions/négociations vont bon train et dénature un jeu autrement fluide à mon goût. Attika du même auteur chez le même éditeur souffre aussi mal du syndrome plus de 2 joueurs (connexions des temples) pour la simple et bonne raison qu'à un moment un joueur doit décider de se sacrifier pour empêcher quelqu'un de gagner, et c'est le joueur épargné qui en profite.

Mais quand on voit la qualité du matos (épaisseur des tuiles, des types de batiments mignognets), on ne peut que craquer si on compte surtout y jouer à 2.

 
  • Le matériel: le plateau final qui se construit (tuiles épaisses) avec des éléments de jeu variés (pas de simples cubes mais de jolis huttes, tours et temples)
  • Les règles très intuitives
  • La tension présente jusqu'à la fin dans la plupart des parties
 
  • Une austérité certaine
  • Le côté Kingmaker à plus de 2 joueurs

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