Thème du jeu


Les joueurs jouent le rôle de paysans qui doivent acheter des lopins de terre cultivable.

Les joueurs choisissent deux actions, parmi les 4 suivantes:

- Faire une "moisson" dans un champs pour récolter des ressource.
- Placer une tuile "travailleur" sur son plateau et bénéficier de son pouvoir.
- Prendre une tuile dans le registre et la placer dans sans comptoir en y associant un certains nombres de ressources.
- Placer des tuiles "champs" sur son plateau de jeu.

Les tuiles champs sont piochées dans un sac où se trouvent également des tuiles évènements. Quand un joueur en pioche une, on applique l'effet à tous les joueurs. La partie se termine quand 10 évènements ont été piochés.
 

L'avis de LudiGaume

De 1 à 2 parties jouées - 15 mai 2010
 
Très Bon
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Avertissement sur ses notations

Demetra se révèle très attrayant et très prenant.

Je ne parle pas du graphisme qui ne m'attire pas et de ces foutus cubes en bois aux couleurs vertes et brunes que j'ai peine à distinguer. Passons.

Le jeu est très bon avec une mécanique qui semble très légère, et oui 2 actions par tour sur 4 disponibles. On a l'impression que ce n'est pas grand chose. Mais cela se révèle très subtil surtout sur la phase de mise au comptoir des tuiles Terrain car il faudra évaluer le prix de cette tuile, prix qui est à la discrétion du joueur. Il faut savoir ne pas la donner mais ne pas se la rendre inaccessible car le prix est à la fois pour vos adversaires et vous-même. Subtil!

Demetra est un très bon jeu de gestion saupoudré d'un petit peu de hasard. Il ravira les fans du genre comme nous.

 
  • 2 actions par tour
  • Un jeu riche
 
  • Un design global pas très attrayant, voir surchargé
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Premières Impressions de Grunt

De 1 à 2 parties jouées - 24 février 2010
 
Peu Captivant
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Le moins qu'on puisse dire c'est que le jeu est bien conçu et on voit Richard Breese faire son "Acquire":

- les tuiles bingos dont on va essayer de former des grappes cohérentes;

- les ouvriers comme exception de rythme dans un cycle production/enchères/pose assez linéaire, à la fois dans la première pose mais aussi quand ils se font remplacer;

- les évènements qui vont mettre un tantinet de piment, en agissant notablement sur les tuiles isolées (ce qui permet de faire des grappes)

Ce dernier élément est assez malin car ayant une certaine prime à l'initiative pour la résolution des évènements, on va alors avoir tendance à vouloir en déclencher un maximum pendant son tour (et donc faire avancer la partie).

Malgré cela, le jeu est d'une froideur inimaginable, assez poussif au début, et complètement pète-neurones à quelques tours de la fin. Bref Demetra/Key Harvest ne me parle absolument pas, même si ses mécanismes sont bien ficelés.

Une partie et demie (la demie ayant eu des règles buggées) mais il n'y a pas une envie folle d'y revenir.

 
  • Une relative tension des ressources (et donc des mises)
  • Les ouvriers comme actions bonus
 
  • Début de partie particulièrement poussif
  • Pas mal tributaire du hasard (arrivée des champs et des évènements)
  • Lisibilité générale
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L'avis de Sébastien D.

3- Plus de 10 parties jouées - 27 mai 2009
 
Top à Sébastien D.
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Demetra fait sans conteste partie des tout meilleurs jeux de notre ludothèque. Dans un premier temps, le jeu fait un peu peur avec ses indications alphanumériques et ses faux airs de bingo amélioré mais il révèle très rapidement ses subtilités qui font monter très haut. Les enchères en 2 temps marchent à merveille, il faut pouvoir estimer justement le prix des lopins de terre en fonction de ses ressources, des ressources possédées par les adversaires et surtout, de leur intérêt géographique pour le développement à venir. Premier cœur du jeu, un vrai régal.

Mais le jeu ne s’arrête pas là. Les 4 uniques actions que l’on a à gérer pendant toute la partie doivent l’être avec beaucoup de justesse. La gestion des ouvriers et de leur pouvoir est un autre cœur du jeu : il faut à tout prix optimiser leur utilisation et réaliser les plus belles combos. Ce second cœur est totalement imbriqué dans le premier vu que le positionnement des ouvriers dépend de la position des tuiles lopins de terre. En outre, il est possible et nécessaire de réaliser un maximum de combo afin de pouvoir utiliser plusieurs fois chacun des ouvriers. On a de ce fait tendance à assurer ses mises sur les lopins de terre afin d’être certains de réaliser ces enchaînements : attention car le nombre de lopins acquis est primordial en fin de partie, les combos ne sont qu’un outil pour y parvenir, pas une fin en soi.

Troisième cœur du jeu : l’acquisition de ressources. Richard Breese est l’un des maîtres en la matière. Il ne déçoit pas, une fois de plus. Tout est question de timing qu’il faut définir en observant en permanence et en faisant la corrélation entre les ressources que l’on a déjà, les lopins disponibles et le développement de chacun des joueurs. Demetra est un vrai jeu d’observation qui demande une implication de tous les instants : on ne s’embête jamais tant il y’a d’éléments à prendre en compte, même pendant le tour des autres joueurs.

Une fois de plus, l’auteur n’a pas résisté à la tentation d’introduire des évènements qui perturbent la marche tranquille du jeu. Ces évènements sont moins essentiels que dans Keythedral qui paraîtrait un peu terne sans eux. Ici, en plus de définir la durée incertaine de la partie, ils ajoutent une couche de choix et de dilemmes supplémentaires à un jeu déjà très riche.

Pour ne rien gâcher, le jeu fonctionne aussi bien à 2 qu’à 4, avec des qualités très différentes. A 2, le jeu est très contrôlable et optimisable. A 4, on a plus de mal à obtenir les lopins de terre, c’est beaucoup plus tendus et il ne faut pas se rater dans l’estimation de certains lopins essentiels.

Niveau regret, je ne parlerai que de mon incompréhension quant à la couverture de cette boîte qui n'a rien à voir avec le matériel. Mike Doyle à certes beaucoup de talents mais le manque de cohésion est bizarre et j'aime beaucoup la naïveté du style de Juliet Breese.

A mes yeux, R. Breese signe son deuxième gros chef d’œuvre après Reef Encounter. Mais je vous rassure, je n’ai pas encore pu tester Morgenland. Ce Monsieur a tout d’un très grand.

 
  • Grande originalité
  • Tout est question de rythme
  • On ne s'ennui jamais sans jamais devoir d'immerger dans des calculs complexes
  • Seulement 4 actions pour une grande richesse
 
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